Utilisée pour évaluer et valider la mise en œuvre de procédés innovants sur les chantiers, l’ATEX a été créée à l’initiative du CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment) avec les contrôleurs techniques dans les années 1980.
Il s’agit d’une procédure d’évaluation technique formulée par un groupe d’experts sur tout produit, procédé ou équipement ne faisant pas encore l’objet d’un avis technique (tout ce qui sort de l’ordinaire en résumé !). Elle est généralement exigée par le contrôleur technique de l’opération pour s’assurer de la solidité et de la sécurité de l’ouvrage.
Les ATEX peuvent porter sur des sujets divers : façades légères, verrières, planchers réversibles, étanchéité des toitures, renforcement des structures… 90 dossiers sont déposés au CSTB chaque année, dont 75 % concernent l’enveloppe du bâtiment et 25 % la structure.
Le fabricant soumet son dossier à un comité qui réunit des experts du groupe concerné : étanchéité par exemple. Trois issues sont alors possibles (statistiques pour l’année 2015):
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Favorable (76 %) | Réservée (20%) | Défavorable (4%) |
Même si les démarches sont lancées en amont du chantier, rien n’est gagné !
Si une ATEX est nécessaire, il faut tout de suite impacter son délai d’obtention dans le planning des travaux. Le délai moyen entre la constitution d’un dossier et l’avis final des experts est de 6 mois mais il peut aller jusqu’à 1 an !
Le temps moyen entre la constitution du dossier et l’avis final des experts peut varier de 2 mois à 1 an. Un délai variable qui s’explique par les nombreuses étapes du processus de validation :
Il existe trois grands types d’ATEX:
- ATEx de type « a »
L’ATEx de type « a » vise un produit ou un procédé appliqué sur différents chantiers pendant une durée limitée et une quantité totale déterminée.
- ATEx de type « b »
L’ATEx de type « b » concerne un projet de réalisation identifié, c’est-à-dire l’application d’une technique constructive sur un chantier précis à réaliser.
- ATEx de type « c »
L’ATEx de type « c » s’applique à une nouvelle réalisation expérimentale d’une ou plusieurs techniques ayant préalablement fait l’objet d’une ATEx de type « b ».
L’ATEX est donc un processus long impactant le planning d’une opération (6 mois environ) pour un coût moyen de 30 – 40 000 euros. L’addition peut osciller entre 10 et 100 k€ en fonction de la complexité du procédé et l’issue de l’ATEX n’est pas garantie !