Cet outil collaboratif d’aide à la planification est basé sur la prise d’engagements par les entreprises partenaires. Son principal objectif est de stabiliser le flux de travail par la prévision des tâches et de leurs enchaînements grâce à des supports visuels simples et clairs. Son fonctionnement et sa réussite nécessitent la collaboration, l’implication et l’engagement de tous les acteurs d’un chantier.
(en photo, les supports visuels utilisés pour la planification des travaux)
Sur le chantier, les conducteurs de travaux se sont appropriés le Last Planner System et ont décidé de sortir du cadre usuel de la méthodologie de travail en utilisant des supports visuels qui différent de celle généralement pratiquée. En effet, la planification des tâches se fait directement sur les plans des étages disposés horizontalement (au lieu du tableau Excel classique composé du zonage en ligne et de la temporalité en colonne) : Ici, la ligne du temps est alors verticale et est visualisée sur trois semaines. A chaque réunion de coordination hebdomadaire, les engagements des sous-traitants sont inscrits sur des post-its. Puis, ils sont collés par l’animateur de la réunion sur la zone du plan concernée par la réalisation de la tâche. Même si le principe de fonctionnement reste le même, la visualisation globale du chantier semble être simplifiée.
Selon Hasan CIFTCI, l’un des initiateurs, l’outil permet « d’améliorer l’organisation du chantier par zone et par niveau. Tout le monde a les mêmes informations. Cela favorise également le partage des plans et des dates entre tous les acteurs ».
Outre son utilisation en réunions de coordination, les supports visuels sont devenus une source à laquelle l’équipe travaux du 21 Malesherbes peut se référer lors des réunions en équipe. Il s’est intégré petit à petit aux pratiques quotidiennes du chantier.