Manifeste d’un jeune conducteur travaux en gros œuvre.

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Par :

Simon Mirleau

Pourquoi je souhaite faire du gros œuvre

Issu d’un cursus d’Ingénieur Industriel, c’est ma curiosité à découvrir le monde du bâtiment qui m’a poussé vers ce secteur une première fois via un stage de césure chez Ouvrages Publics. Lorsque que je suis retourné chez Bouygues pour mon SFE, au sein de Rénovation Privée, c’était pour m’essayer au gros œuvre.

Aujourd’hui, je souhaite poursuivre l’aventure du gros œuvre car ce corps d’état est à la fois la première pierre et la pierre angulaire d’un chantier réussi. Et ce, de par :

  • L’installation de chantier qui va orienter l’organisation du projet.
  • La structure du bâtiment qui doit être livrée dans les temps pour permettre aux corps d’états de se dérouler sereinement.
  • La gestion des interfaces avec les différents corps d’états qui doit être réfléchie afin de ne pas retarder le planning gros œuvre tout en intégrant les données essentielles à la bonne réalisation du projet.
  • Les interfaces avec les autres corps d’état

Par ailleurs, sur Haussmann-Mathurins, j’ai pu apprendre que gérer les interfaces avec les autres corps d’état, c’est aussi intégrer les sous-traitants au planning de livraison, ainsi qu’à l’organisation du gros œuvre dès le démarrage des témoins. En effet, les contraintes qui sont celles des emprises de chantier parisien et la configuration de notre chantier avec un seul accès par niveau entre les deux bâtiments du projet, font de l’accessibilité un enjeu clef du projet.

Ce qui me plaît

Ce qui me plaît dans le métier d’Ingénieur Travaux, est qu’aucune journée ne se ressemble, à tel point qu’une journée qui se passe comme prévue est une victoire.

Faire du gros œuvre c’est associer des journées qui ne ressemblent pas à une casquette de chef d’orchestre complet : installation de chantier et gestion des services généraux, consultation et désignation de sous-traitants, gestion financière des sous-traitants et en part propre, relations avec les riverains, management de la prévention, planification et organisation de la production…

Echanges avec la maîtrise et les compagnons ( ce qui me plait / ce que j’imaginais )

Le gros œuvre c’est aussi une aventure humaine avec des échanges constants, sans lesquels il ne serait pas possible d’anticiper et de réajuster l’organisation du chantier quotidiennement. Lors d’une journée, ces échanges riches oscillent entre de la complicité comme lors des échauffements, de l’apprentissage via l’expérience des chefs et compagnons, et parfois des tensions qu’il faut apaiser et dont il faut en tirer le maximum pour faire avancer le projet.

Ce que j’ai appris (Humains / Compétence technique)

En faisant du gros œuvre, je retrouve alors des valeurs et compétences propres au rugby, que je pratique. Par exemple, la diversité des journées et les problèmes rencontrés m’imposent d’être résilient et persévérant, les nombreux échanges nécessitent un respect total, tandis que le rôle de chef d’orchestre implique d’être engagé à 100% chaque jour.

Enfin le gros œuvre en rénovation me permet d’acquérir des compétences techniques particulières, qui peuvent faire rimer démolition et finesse lorsque la structure du bâtiment est en jeu ou encore de réaliser des ouvrages apparents : le gros œuvre devient alors un art à part entière.