Notions d’altitude
Au cours du 19ème siècle, l’ère préindustrielle oblige l’Etat à s’engager dans la construction de chantiers de grande envergure. L’aménagement du territoire commence en plusieurs endroits. Le repérage préalable du terrain est indispensable ; la mesure des hauteurs de sols est faite en employant la technique du nivellement.
Histoire du nivellement en France
Depuis 1857, trois réseaux de nivellement général se sont succédés en France métropolitaine :
- Le réseau Bourdalouë, établi de 1857 à 1864 par Paul-Adrien Bourdalouë. Le zéro de nivellement fut fixé par une décision ministérielle du 13 janvier 1860 donnant comme niveau moyen de la Méditerranée, le trait de 0,40 m de l’échelle de marée du fort Saint-Jean à Marseille.
- Le réseau Lallemand, établi de 1884 à 1922 par Charles Lallemand. Le zéro de nivellement Lallemand dit « zéro normal » a été fixé d’après l’observation marégraphique à Marseille.
- Le réseau IGN 1969 : établi de 1962 à 1969 par l’Institut Géographique National. On a conservé comme point de départ le « zéro normal » défini par Lallemand. Ce réseau est régulièrement recalculé (calcul de compensation). Les altitudes IGN69 sont supérieures à celle de Lallemand d’environ 33 cm à Paris.
NGF ou NVP ?
En région parisienne, nous sommes confrontés à deux systèmes différents suivant que nous soyons à Paris intra-muros ou en dehors.
Cette hypothèse est fondamentale au démarrage d’un projet sous peine de mal implanter le bâtiment de 33 cm !
- Le Nivellement Général de la France (NGF) constitue un réseau de repères altimétriques dont l’IGN a aujourd’hui la charge. Ce réseau est actuellement le réseau de nivellement officiel en France métropolitaine.
- Le Nivellement Ville de Paris (NVP) : le système de mesure des altimétries propre à la Ville de Paris, dont les valeurs sont inférieures d’environ 33 cm à celles du système NGF. Il est également dénommé NGVP ou nivellement Lallemand.
Et demain ?
L’émergence des techniques spatiales GPS de détermination géométrique associées à une modélisation de plus en plus fine est susceptible de fournir une nouvelle approche de l’accès à l’information d’altitude.