Nicolas Flamel, ça vous dit quelque chose ?
Bourgeois parisien et alchimiste du XIVe siècle, il a découvert le secret de la pierre philosophale.
Homme pieux, Flamel a utilisé sa fortune pour construire plusieurs maisons destinées à accueillir les pauvres. Parmi celles-ci, le n°51 de la rue de Montmorency, érigé en 1407.
Une maison qui ne laisse pas paraître son grand âge
Plusieurs fois restaurée, cette maison dite « au grand pignon » ne laisse pas paraître son grand âge. Classée Monument Historique dès 1911, elle accueille aujourd’hui un restaurant au rez-de-chaussée.
Les deux premiers étages subsistent et conservent leur décoration d’origine : des piliers moulurés ainsi que des décors d’anges et de colonnettes. Sur certains piliers, les initiales N et F apparaissent encore 600 ans après, en hommage au premier propriétaire de l’édifice.
Une façade qui raconte son passé
Sur la façade du bâtiment on peut encore lire cette inscription.
Nous homes et femes laboureurs demourans ou porche de ceste maison qui fut faite en l’an de grâce mil quatre cens et sept somes tenus chascun en droit soy dire tous les jours une paternostre et un ave maria en priant Dieu que sa grâce face pardon aus povres pescheurs trespasses Amen »
En effet, les pauvres devaient réciter un Pater et un Ave maria à Nicolas Flamel et son épouse afin de bénéficier du logis !
Pour la découvrir, rendez-vous donc au 51 rue de Montmorency, 75 003 Paris.
