Ta mission, si tu l’acceptes, consiste à assurer la cohérence spatiale des ouvrages de tous les corps d’état (avant leur mise en œuvre sur le chantier) dans le respect du projet architectural et des objectifs de l’entreprise.
Alors c’est là où ça se complique : comment faire rentrer la balle ? D’ailleurs, est-ce la balle qui est trop grosse pour le trou, ou le trou qui est trop petit pour la balle ? En d’autres termes, le gabarit du faux-plafond est-il à revoir ou les gaines sont-elles surdimensionnées ? Plongeons-nous dans le monde de la synthèse et armons-nous de méthode et d’une loupe !
Présynthèse et synthèse technique : en quoi ça consiste ?
La présynthèse technique démarre dès la phase commerciale avec l’audit permettant de détecter les éléments manquants dans le dossier et de vérifier la faisabilité des principes prévus. Concrètement, il s’agit de valider les surfaces (dimensions de gaines) et les gabarits (hauteur de faux-plafond) et de proposer des variantes optimisant le projet du point de vue technique ou économique. La responsabilité est donc grande !
La synthèse technique est réalisée en phase travaux et se déroule de manière itérative avec les différents intervenants. D’abord, il faut réaliser le fond de plan de synthèse (à partir du plan architecte et du plan structure) qui servira de base aux sous-traitants désignés. Ensuite, après réception des plans des sous-traitants, le travail de compilation de tous les plans permet d’identifier et d’analyser des conflits entre les réseaux et de proposer des solutions.
La synthèse technique chez Rénovation Privée
Au pôle Services, la cellule synthèse technique est sous la responsabilité d’Anne-Laure Temin. Sur chantier, en plus de l’équipe d’Anne-Laure, d’autres personnes ont également la lourde tâche de réaliser la synthèse technique.
De la 2D à la 3D : la synthèse technique se transforme et gagne en projection
Après la synthèse technique 2D, on passe à la synthèse technique 3D grâce à la maquette numérique. En rénovation, l’étude démarre par un relevé précis du bâtiment existant suivi de l’intégration du projet architectural et des réseaux techniques. Cela permet de détecter plus facilement les incohérences et visualiser les solutions.
Mais en 2D comme en 3D, il y aura toujours besoin d’un chef d’orchestre pour coordonner et mettre en musique les différents lots techniques et ainsi continuer à faire « des p’tits trous, des p’tits trous, encore des p’tits trous ».